Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 11:45






 

Un nuage de fumée s'élève au dessus de nos têtes. Et dedans, pas l'ambition de s'insérer dans leur système.

Un petit taf au vidéo club, au coin de la rue. Quelques liasses dans la poche pour mener une vie bohème.

Dans la pièce opaque, un son violent comme l'époque. Paroles bruts comme nos rapports. Ca parle brings, filles , capotes.

En marge telle la ligne rouge sur la page.

La cendre progresse et mes idées s'épaississent. Sulfureuses comme Tyson et ses pectoraux d'aciers dans un congrès de blanches puritaines à la libido contenue.

Aucunes révolutions dans nos vocabulaires , et lorsque l'un d'entre nous rit à s'en brûler les poumons, on sourit, fiers.

On tente d'éradiquer toutes références, alors on se combat nous même, lutte contre ces imaginaires collectifs qui s'infiltrent en nous depuis petits.

La fumée noire. Les pensées contradictoires.

Nos nuques s'agitent sur le rythme épileptique.

La nuit nous absorbe, et on brise les silences de nos cris.

L'amour apaise nos rancoeurs , et attise notre envie d'ailleurs inexistants.

Les regards sont vrais, on ressent que ces instants sont rares dans nos vies disloquées.

Demain peut être au bord du précipice .

Demain sans doute comme ce jour, remplis d'espérances.

Rires et colères pour essences, et la dérision en dernier ressort.

Pensées éphémères comme le temps, comme la joie, la tristesse. Comme nos visages.

Par bandini
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 11:04




 

Le fleuve était limpide. C’était une de ces journées d’automne où chaque sifflement du vent sent la mélancolie d'un temps passé. Les jaunes et orangées, les différentes nuances de marrons, le bruit des feuilles mortes contribuaient à faire percevoir ce déroulement, ce cycle des saisons par lequel le temps défile, inexorable et sans morale. Le soleil régnait sur le paysage des alentours, et transperca par moments de ses longs rayons l’eau claire du fleuve, où vinrent séchoir ces longs faisceaux sur rochers et cailloux du fond de l’eau. Le vent froid accélérait par à-coups, et soulevait au passage quelques feuilles sèches. L’automne et ses couleurs chatoyantes, , l’automne et sa façon de vous faire comprendre que tout est en mouvement, les hommes, la terre,le temps. Cette saison, en ce jour, reflétait même par excellence  la continuité des choses, le non immobilisme, avant l’hiver et ses neiges qui semblent tous nous figer. . C’était une belle journée , une journée radieuse, mais sans l’insouciance de l’été ; une journée somme toute étrange, peut être dut à la contradiction entre le soleil éblouissant et le froid ambiant. Les deux rives du fleuve, l’une recouverte de grands arbres fins et d’un tapis de feuilles sales , l’autre d’une épaisse végétation qui surgissait sans ordre précis, verte et abondante, semblaient désertes. Pas le moindre homme présent. Le vent se fit de plus en plus froid,et a chaque bourrasque la végétation tremblait. Une tache grise, d’un gris trop claire, quadrillé,  se distinguait à présent du lieu. Cette tache s’affirma, et se dissocia tout à fait  bien des autres tons. Un homme, vêtu d’une longue veste grise, quadrillé et élégante,se trouvait là. Son écharpe sombre flottait au vent.

 

Ce vent agressif me fouette le visage, s’infiltre dans chaque commissures, passe entre les mailles de mon vêtement,et parvient à claquer ma peau. Mon cou se fait brutalemnt agressé à chaque bourrasque. Et à chaque nouvelle bourrasque, une armée de piques glacées plantent mon corps, tapent ma nuque, glacent mes jambes. Mes doigts sont paralysés. L’eau est claire, le soleil ne parvient pas à imposer sa chaleur. Sur ma veste grise, j’aperçois, vers le bas , au niveau du ventre, quelque taches rouges, encore fraîches. Des jolies petites taches de sang, belles et bien formées, séparées par le même espace entre chacune. Quelles sont belles, petites taches rouges sur fond gris, rouge comme était sa  bouche, ce même rouge vif qu’elle déposait sur ses lèvres, avant de les frotter l’une contre l’autre. Ce geste tellement sensuelle faisait exploser toute sa féminité;une part de mystère l’entourait alors, et elle me semblait inaccessible. En plissant ses lèvres, ses yeux prenaient un regard vague,mais concentré. Je la contemplais souvent , derrière elle, dans ces moments là, presque en cachette. Elle était à moitié nu. J'entrais dans son intimité par ce geste. Je flirtais avec sa féminité. Je ne lui glissait aucun mot. J'observais. Elle se retournait alors, un air mutin sur le visage. Son rouge à lèvres se posait sur ma bouche, sur la commissure des lèvres, sur mes joues et près de mon oreille.

 

Son écharpe sombre flottait au vent, tandis que la tête baissée, il fixait un point sur son bas ventre, au niveau des derniers boutons de sa veste grise. Il était maintenant immobile, la tête penchée, le regard fixé sur cet endroit , son corps en proie au vent glaciale qui claqué contre tous ses membres.

Par bandini
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 15:22


La haine peut être productive, mais ce qui en résulte ne sera que rarement éclatant.

Hélas, lorsque le stylo glisse sur la feuille blanche, des provocations jubilatoires clignotent dans mon esprit. Et des lignes de proses électriques  coulent et entachent le papier. Irritant comme converser avec un artiste. Agaçant tels certains universitaires, avec leurs jargons puant la vanité et l’orgueil, et cette façon bien à eux  de s’adresser a tous et chacun avec un vocabulaire obtus et redondant, comme pour mieux signifier votre infériorité notoire.

Ah, je préférerais écrire de la prose délicate et parfumée, fines dentelles de soie sur peau féminine.
J'aimerais  chanter l’amour de l’humanité à chaque virgule, ou faire imbiber dans mon inspiration de douces madeleines, afin de  me remémorer avec vous un passé oublié ressurgissant  grâce aux qualités sensorielles de mon palais.

Mais je n’en ai ni le talent, ni la richesse donc ni le temps. Et puis, festoyer dans les réunions mondaines chics et convenus permet assurément  mieux de noyer sa prose dans les effluves des petits bouquets de lilas derrière ces jardins fleuris.

Mais l’écriture est ainsi faite, un stylo et votre main devient soudain indépendante. Elle file à une allure effrénée, faisant jaillir des mots dont l’usage par la parole est aussi rare q’un Universitaire humble. Ah, qu’est-ce que je vous disais. Et enlève moi cette majuscule à universitaire. Non, leurs petitesses d’esprit dans la vie courante, et leur fantastique désir de se couper encore et toujours de la base me poussent à crier qu’ une majuscule serait bien trop pour ces personnes là. Car les experts en sociologie anthropologie ethnologie -oui ces gens là sont ravis de clamer haut et fort qu’ils cumulent les fonctions finissant en « gie »-- me donnent de l’herpès à chaque conférence-colloque.

Et ensuite ils se permettent de pérorer sur la vie de l’Homme. Mais pour  savoir si mon voisin de palier va acheter une baguette de pain, un, une méthodologie sociologique prétendue scientifique n’est absolument pas nécessaire, et de deux, on s’en contrefout. Mais le sociologue avide de « phénomène sociaux », lui, s’entiche de ce genre de fait là. C’est tellement original d’en parler dans les réceptions de thésards, où le peuple n’a sa place que dans la bouche de ces énergumènes, dans une bouillie de miettes de petits fours craquants.

Puis dans nos chères bibliothèques, on retrouvera son ouvrage de 500 pages qui s’intitulera : De la consommation céréalières au XXIème  siècle : essai sur la place de l’alimentation dans nos régions Françaises, avec pour seul petite importance, la dernière petite ligne, où l’auteur nous apprendra petitement que «le Français, oui, au delà de toutes Catégories Sociaux Professionnel, mange du pain chaque jour».

Et pour cette formidable conclusion, le cher monsieur aura décortiqué jusqu’à la vie privée de l’arrière grand-père d’untel, de son lever du matin où il enfile son peignoir jusqu’au coucher du brave homme. Et cette journée là, quotidienne, occupera une centaine de pages, car c’est tout de même extraordinaire si monsieur untel a oublié une première fois ses clés de voiture avant de se rendre à la boulangerie : un acte « psychopathologique » qui en dit long sur la psychologie sociale de ce cher untel qui ne désire plus aller travailler car ses patrons le harcèle au travail et que la consommation de pain influe sur STOP.

 Les études de la sorte, il en pullule sur les étagères des bibliothèques de sciences humaines. Et elles discréditent largement ceux qui font un travail de terrain puis élèvent le débat en témoignant doutes et modesties, ne prenant pas leurs lecteurs ou auditoires pour des ânes bâtés. Ceux qui  pratiquent et théorisent tout à la fois. Des personnes fines, bien meilleurs que leurs congénères pédants, qui n’ont pas le besoin de s’exprimer dans un jargon apocalyptique pour prouver à eux même et aux autres qu’ils sont de grands esprits. Des gens qui, avec des mots simples et pleins de justesse, exposent des thèses intéressantes.

Peut être que si ces érudits seraient plus nombreux dans  les Facultés, il y aurait plus de petits cons comme moi dans  ces disciplines essentielles, qui, chaque jour un peu plus, creusent des fossés  entre elles et la population.

Peace....

Hugo !

Par bandini - Publié dans : Interludes
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 11:03








« La rue a fait de moi ce que je suis »…

 

Le noir sur la ville se propage comme l’encre sur le papier. Les lumières chaudes brillent et se répondent. Des voix fortes, des bruits de tessons  se projettent contre les murs et s’extirpent des rues sinueuses. Je jette un regard en biais par la fenêtre, la rue s’offre à moi.

C’est d’ailleurs le premier mot qui jaillit de mon esprit. Pour moi, rares sont ces mots qui contiennent tant d’images, tant de symboles et de sens abstraits que ce petit mot de trois lettres. Un mot vif, âpre, qui, si on aime s’amuser avec les sons, s’entremêle aisément avec crue et  rude.

 Dans la rue, c’est là que la vie publique se passe, mais pas seulement.  Chacun amène aussi  un peu de soi, une touche personnelle dans ces rues qui dessinent la ville. Chacun fait donc  un peu la rue. Mais seuls  quelques uns, eux, sont «  faits », sont « façonnés » par la rue, qui est alors personnifiée.

Ce soir, le petit groupe dans la pénombre semble faire partie de ceux là. Et n’allez pas à eux leur parler de vie urbaine. Le seul mot qu’ils emploient pour décrire leurs quotidiens est ce petit mot rêche : rue. Peut être n’est-ce pas un hasard…

Vie de rue, ou vie urbaine ? Je ne crois pas aux hasards du vocabulaire. Si différence il y a, logiquement deux sens sont justement censés émergés.

Urbaine : le mot en lui-même à un aspect plus policé, une sonorité plus douce à l’oreille que rue,une mélodie presque plus politiquement correct ; à son écoute , des images de villes importantes, de métropoles de béton et d’acier  viennent subitement à notre esprit. La vie urbaine pourrait être alors  la vie des citadins, des habitants de la ville. Son voisin « urbanisme », indirectement, fait plonger tous azimuts notre imaginaire dans des pensées  d’aménagement d’espaces urbains, de rue élargies devenues avenues, de plans d’architectes structurés.

 Bref, la vie urbaine semble donc une expression au sens large, regroupant les manifestations inhérentes  à la vie en ville. Derrière ces essais de  définitions concrètes, un sens se cache et fait écho pour  certaines personnes. Bmx, skate, rollers et le mode de vie qui va avec sont classés comme activités de la vie urbaine. Et non de la vie de rue. J’y rajouterai à présent, et cela depuis le milieu des années 1990, le Graffiti et le Tag.  Car nous ne méprenons pas, ces disciplines ne sont plus, en tout cas en France,  pratiqués par les gens de la rue. Fini l’époque des légendaires  T-kid ou Cope, gamins du Bronx, qui cartonnaient les métros de New York. Fini le terrain vague de la Chapelle à Paris, où Tags,Graffs et B-Boy en tous genres étaient l’expression brut des quartiers pauvres. Toujours sous-estimées par les artistes de galeries et par les citadins en général, classées certes comme arts de rues,  elles n’en restent pas moins des disciplines de nos jours totalement délaissées  par les mecs de quartiers. Que ce soit le Breakdance ou le Graffiti, ces deux piliers originels du Hip-Hop se sont doucement écartés de la base. Seul une certaine forme de rap -celle  la plus éloignée des origines- investit encore la vie des habitants  des rues pauvres, et surtout, est créée par ceux-là.

 Et cette scission se traduit par les deux termes employés : vie de rue, et vie urbaine. Car, si la rue « fait » certains,  certains la  font. En d’autres termes, certains la subissent sans la choisir, d’autres se l’approprient.  L’un la vit au quotidien, l’autre l’investit à son plaisir. A tel point que les deux se tournent le dos et n’ont plus grand-chose en commun. Comme si une vilaine lutte de classe était passée par là.

Tuer dans la rue, ou poser un spray dans l’espace urbain. Le milieu de la rue s’est vidé de son potentiel artistique comme ma ruelle ce soir là ; seul l’argent et le pouvoir attise la débrouillardise, les intellects se connectent pour emprunter, classer, revendre et acheter.  Consommations illégales banales, la routine mine l’esprit,  le cercle vicieux se met en place et rend l’air vicié, « tasses » et « liasses » évoquées tard le soir, histoires de barbares, sapes de crevards, on se lève juste pour pisser et cracher sur l’espoir. Clichés reproduits à la perfection. Yeux rougis regards noirs, le pavé est triste sans l’art, le Hip-Hop a quitté les bas fonds pour rejoindre les rangs des classes moyennes, ou des petits bourgeois bohèmes, qui sont désormais  les acteurs de cette vie urbaine.

 Pour ceux « Parqués dans des blocks de béton », leurs « cerveaux tournent en rond », la vie de rue se marginalise, la vie urbaine s’élève et méprise ces jeunes aux survêtements posés sur les bancs.

Dehors, quelques cliquetis de bombes s’agitent, les murs de ma ville en feront les frais, les rêveurs comme moi observeront d’un œil gai. Pour beaucoup de la rue, rien de cela. Seul le gain semble faire planer, et  les rêves brisés transforment les songeurs en braqueurs. Pour arriver au but plus de principes, la drogue te rend parano, le ghetto réside dans ton esprit, libre ou sous écrous dans tous les cas tu es enfermé, et un péage s’érige sur le droit chemin. Rien de drôle, réel comme les bavures et les expulsions. Mais  « ceux dont les yeux n’ont vu que distractions diront que nos récits sont fictions », me murmurent les silhouettes lunatiques des quartiers cramés. 

Hélas, il n’y a plus d’utopies pour ceux qui ont les poches vides. Et l’espace urbain de ces cités est  complètement délaissé. Pour les autres endroits de la ville, ce soir comme demain, ils seront investis  par la magie créatrice de ceux qui ont pris le relais et qui peuvent encore rêver. La rue fera alors de nouveau parler d’elle.

Peace...

 

Hugo Bandini, billet d'humeur estival

Publié dans : Le monde est à
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 10:13

Une fenêtre s'ouvre. De l'intérieur. L'air me caresse le visage et me procure une sensation confuse .Un détachement froid, comme la lumière du matin sur mon ventre vide. Je parle à ma solitude. Ma jeunesse me sourit.

 

Une idée s'agite dans mon intellect. Notre rôle dans l'organisation des institutions, dans l'élaboration des lois et principes de notre pays. Quel mot à mettre dans ce chapitre politique?

Rien. A part le vote qui semble définir la démocratie , rien de rien. Le néant.

En 2009, notre poids dans la vie politique est inexistant. Pour être acteurs ou contestataires, les moyens d'actions sont éradiqués.

Manifester? Non, tellement démodée quand un gouvernement n'en a que faire de l'avis de la population et s'enferme dans une tour d'ivoire.

Poser des bombes? Non plus, le sang amène le sang.

Militer? Avec des dirigeants si puissants et leurs réseaux impénétrables, un moyen certes louable et courageux, mais tant laborieux que peu d'entre nous s'y frottent.

 

Ce terrible manque de pouvoir de décision et d'action engrange des réactions.

Alors, que reste-t-il? : Débattre à coups de battes,braquer à tout va, caillasser les forces de l'ordre?

Ces hommes appartenant à l'une des seules institutions encore visible dans nos quartiers et pauvre interface entre la population et le gouvernement.

La police et ses dérivées , les seuls désormais que l'on croisent, qui nous toisent , et le Père- Duchèsne et ses envies de guillotine nous reviennent alors en tête.

De cette manière, référence à une France révolutionnaire dont tout le monde se réclame, la revendication est belle.

Mais les voix aux paroles pleines de fautes,reflétant l'échec de l'école de la république, les font pourtant tous frissonner.

Echelles de valeurs dans nos pensées étouffées: nous, Français , qui nous plaisons à glorifier des élites culturelles faisant partie intégrante de la construction de l'image de ce pays.

Ainsi, une révolte dans nos cités est de suite nommée « émeute » par le gouvernement.

Insurrection populaire, terme XIXème sans doute trop «classieux »pour des jeunes de cités, qui plus est aux noms sonnants souvent peu Français, n'est pas utilisé. Ni revendication populaire.

Le vocabulaire employé n'est jamais innocent, et comment mieux étouffer un mouvement qu'en le catégorisant en des termes trompeurs et orientés?

Echelles de valeurs donc, où actions et comportements des élites sociales sont toujours légitimés par le poids des traditions. Le passé ne leurs sert qu'à cela.

 

Pourtant, à l'assemblée nationale, en passant par le palais de l'Elysée et ses jardins richement fleuris, et jusque dans les couloirs luxueux de l'hôtel Matignon, la culture générale n'est plus une valeur. Elle ne symbolise plus rien.

N'en déplaisent aux sciences humaines, et en particulier, à l'Histoire. Oh, elle sert bien de justificatif à quelques plans d'aménagement du territoire par ci , à quelques réformes boiteuses par là. Mais inutile puisque peu productive dans leurs logiques de spécialisation technique de tout et de tous.

Oui, la spécificité est reine en France,et en politique. Reine et insignifiante comme une certaine Italienne.

Et les grandes écoles sont les vulgaires servantes de cet état de fait. Commerce, Communication, Management,(Journalisme?), tant de disciplines à la mode qui vont fournir leurs effectifs de Gentilshommes Servants et de petits valets.

L'esprit critique y est aussi peu désirable qu'un auvergnat dans les rangs de l'UMP. Et tout aussi suspect.

Actuellement, en politique, peu importe d'être cultivé. Et finalement peut importe la technique. Tant qu'il en existe une sur le papier. Docilité et obéissance sont de beaux atouts pour grimper . Célébrité et absence de jugeote, des cartes maitresses.

Ainsi, un expert en art martial Japonais devient député. Un pro de la communication, ministre. Un maître ès expulsions arbitraires, tout autant. Et un avocat, président. Je n'ai rien contre les avocats. Beaucoup plus contre les imbéciles ambitieux.

 

Ces quelques lignes ne sont pas le fruit d'une pensée militante active. Non. Mon temps est devenu précieux dans notre société de performance, je me consacre très peu aux vaines gesticulations du gouvernant.

Elles sont écrites furtivement sur un bord de table, comme est faite la politique à l'égard du citoyen lambda de ce bougre abominable.

Peace...

 

Hugo Bandini, billet d'humeur, 26 Octobre 2009

Par bandini - Publié dans : A chaud
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